Daniele Cyr
Toponymie, contact des langues et identité
le 17 janvier 2012 à 17 h
salle N732 Ross Building, Campus Keele
Cécile Vigouroux
Why isn't there a South African French variety?
le 27 janvier 2012 à 15 h.
Room S562 Ross Building, Campus Keele
Emmanuel Nkurunziza
Analyse d'un corpus oral dans une perspective interdisciplinaire
le 31 janvier 2012 at 18 h
salle A216 Pavillon York, Glendon Campus
Virginie Symamiec
Essentialisme contre ludisme: la traduction théâtrale comme phénomène inséparable du devenir scénique européen
le 7 février 2012 à 18 h
salle 102 GH, Campus Glendon
Bruce Anderson
"The Grounding Problem"
le 13 février 2012 à 18 h
salle A110 Pavillon York, Campus Glendon
Lyse Hébert
le 29 février 2012 à 18 h
salle A216 Pavillon York, Campus Glendon
Achille Fossi
le 7 mars 2012 à 18 h
salle A110 Pavillon York, Campus Glendon
Francoise Mougeon
Raymond Mougeon
le 20 mars 2012 à 18 h
salle A216 Pavillon York, Campus Glendon
Rodrigue Landry
le 21 mars 2012 à 18 h
salle A216 Pavillon York. Campus Glendon
Peter Murvai
le 3 avril 2012 à 18 h
salle A110 Pavillon York, Campus Glendon
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Danielle Cyr
Toponymie, contact des langues et identité.
La toponymie est un des nombreux sous domaines de l'onomastique, c'est-à-dire la science qui étudie les noms propres. L'un des effets marquants de la rencontre des peuples parlant des langues différentes porte sur la toponymie. Les nouveaux arrivants nomment les lieux qu'ils découvrent selon leurs habitudes propres en toponymie. Ainsi les mêmes lieux acquièrent de nouveaux noms ui. la plupart du temps, soit co-existent avec ceux déjà en existence, soit se superposent à eux. Cette conférence livrera les résultats d'une recherche sur l'ancienne toponymie mi'gmaq du Canada Atlantique et de ce qu'il est advenu d'elle après le contact européen. Ces résultats nous amènent à réfléchir sur les conséquences identitaires et politiques de la re-dénomination toponymique dans l'histoire de notre pays.
Danielle E. Cyr est professeure titulaire au Département d’études françaises de York (Campus Keele). Outre son intérêt pour le français canadien et l’enseignement du français, la majeure partie de sa recherche porte sur les langues algonquiennes du Canada, plus particulièrement le mi’gmaq parlé sur tout le territoire du Canada atlantique. Depuis plus de vingt ans elle travaille en étroite relation avec la Première Nation Mi’gmaq de Listuguj. Sa recherche a d’abord porté sur la lexicologie et la lexicographie mi’gmaq et a mené à la rédaction d’un dictionnaire bilingue mi’gmaq-anglais. Par la suite, le Conseil Tribal des Mi’gmaq de la Gaspésie (Mi’gmawei Mawiomi Secretariat) lui a demandé de mener une recherche sur les anciens toponymes mi’gmaq, la présence pré-européenne des Mi’gmaq sur le territoire gaspésien ainsi que sur les limites anciennes de ce territoire. Tout cela en regard des revendications territoriales que le Canada fédéral souhaite régler par de nouveaux traités avec les Autochtones canadiens. Les résultats de cette recherche, tenus confidentiels jusque récemment, sont maintenant divulgables et fort éloquents.
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Cécile Vigouroux
Why isn’t there a South African French variety?
Although South Africa is usually not associated with French and Francophone matters, its modern history is marked by a strong relation with the French and the Francophones, from the Huguenots in the 17th century, followed by French Mauritians two centuries later, to more recent waves of Africans coming from former French and Belgium colonies since the late 1980’s. Unlike its German counterpart, which was introduced to the Cape colony around the same time and under the same conditions, French has never indigenized nor, least of all, is it still spoken as a native or ethnic language by descendants of former settlers. On the contrary, it has lost grounds despite significant and constant migrations of Francophones to major South African urban centers.
Through a socio-historical analysis of the three migrations, I explore the factors that triggered the loss of French as a vernacular in favor, earlier, of Dutch, which would become Afrikaans, and, later, of English. I also examine how, in some social settings, it is now losing its ethnographic importance to African vehicular languages such as Lingala and Swahili among the more recent Francophone African migrants. In this comparative analysis, I wish to articulate some specific ways in which language vitality can be sustained and language speciation can develop in a given political and economic ecology.
Emmanuel Nkurunziza
Analyse d'un corpus oral dans une perspective interdisciplinaire
L’interdisciplinarité s’entend comme la collaboration entre plusieurs disciplines pour la réalisation d’un objectif commun en suivant plusieurs théories. Bien que l’interdisciplinarité permette de jeter des ponts entre les diverses théories impliquées par une étude, il lui est reprochée de ne pas atteindre un niveau satisfaisant d’intelligibilité entre elles et de traiter insuffisamment certaines questions pourtant importantes. Notre présentation se propose de tester ces limites aux usages de l’interdisciplinarité dans l’analyse d’un corpus oral rundi. Il s’agit d’un dialogue où concourent la légitimation et la délégitimation d’une mesure politique et où il y a des néologismes à la traductibilité douteuse. Aussi, suggérons-nous qu’en plus de la traduction et de l’analyse lexico-sémantique, quiconque s’intéressé aux rapports entre la structure interne du texte et l’objectif de sa production fasse appel à l’étude des conditions d’énonciation. Comme il se trouve à l’origine de ces phénomènes linguistiques évoqués des faits historiques identifiables, nous recommandons également d’interroger l’histoire et la sociopolitique du pays où ce texte a été produit. Nous comptons ainsi montrer que l’approche interdisciplinaire que nous avons choisie d’adopter se prête mieux à la production et, prépare le terrain à la discussion de la réception et de la compréhension du texte étudié. De plus, à partir des liens étroits établis entre le cadre dans lequel se mène une recherche et le choix d’une méthodologie, nous tenterons d’identifier comment, malgré ses lacunes, l’interdisciplinarité reste indispensable à l’analyse du discours.
Emmanuel Nkurunziza est un doctorant en Études Francophones à l'Université York. Il a fait sa Maîtrise en littérature comparée à l'Université de Western Ontario et sa Licence en Langue et Littérature Anglaises à l'Université du Burundi. Son domaine de recherche est l'analyse du discours. Il prépare une thèse sur la subjectivité interdiscursive dans les récits sur le génocide au Burundi. Il a travaillé comme enseignant du secondaire puis comme assistant d'enseignement, d'abord à l'Université du Burundi, ensuite à Western et présentement à York.
Virginie Symaniec
Essentialisme contre ludisme : la traduction théâtrale comme phénomène inséparable du devenir scénique européen
Pour Antoine Vitez, « traduire [le théâtre], c’était encore écrire ou déjà mettre en scène ». Grâce à ce metteur en scène-traducteur et enseignant de théâtre, la traduction théâtrale acquérait, à l’orée des années 1990, et du moins en France, ses lettres de noblesse loin du seul fait « littéraire ». Elle pouvait enfin conduire à « réinventer » la littérature, sans avoir à rêver, comme l’a souligné Georges Banu, de l’absolu du texte pour se réjouir de ses variantes. L’histoire récente de l’Europe, soit disant confrontée à l’apparition de « nouvelles » langues, a mis pourtant à mal cette pensée ouverte de la traduction théâtrale au profit d’un retour en force de la pensée essentialiste et c’est à partir de notre expérience de chargée du pôle de traduction théâtrale de la Maison d’Europe et d’Orient à Paris tout au long de la saison théâtrale 2010-2011 que nous voudrions montrer quels sont les obstacles que doit toujours affronter le traducteur théâtral au-delà des nombreux effets d’annonce sur l’acceptation du fait « multiculturel ». Peut-on si facilement traduire du théâtre albanais, croate, biélorussien ou tchétchène dans une langue dite de « civilisation » telle que le français ? Ici, les écarts qui existent entre le discours et la pratique sont patents et n’engagent rien moins que le maintien du ludisme dans le devenir scénique européen.
Virginie Symaniec est docteur en études théâtrales de l’Université de Paris III après avoir écrit une thèse sur Des dramaturgies biélorussiennes à la dramaturgie biélorussienne soviétique : une tragédie de pouvoir (2000) et habilitée à diriger des recherches de l’École des Hautes Études en sciences sociales (Paris) après avoir écrit La Construction idéologique slave orientale. Langues, races et nations dans la Russie du XIXème siècle. Elle est l’auteure de nombreuses contributions sur les relations entre culture et politique en Russie, Biélorussie et espace caucasien. Elle est membre des comités russe et biélorussien de la Maison d’Europe et d’Orient et a notamment été responsable de son pôle de traduction et d’édition jusqu’en 2011.
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Bruce Anderson
"The Grounding Problem"
If, as Saussure suggests, language is a closed system of arbitrary symbols that relate to one another, how does the connection to the extra linguistic world get established? In other words, what "grounds" the system? How does it get grounded? What does it take to ground a system? Is it possible to isolate a grounding set?
The answer to the last question is "yes". Harnad and Massé have done so in English by applying well known algorithms to Longman's Dictionary and identified a Grounding Kernel and a Core vocabulary of some 500 words. This is small enough that it leads us in two directions: the obvious one is pedagogy - can we use this set for teaching L2? The second is that it opens the door to a very plausible transition from homonins having "no language" to suddenly having "language".
I attempted to duplicate their results using a French dictionary. This talk will review both Mass's findings and what I learned in my efforts.
Bruce Anderson is a retired project manager from the business and IT world. He has been studying French and Linguistics at Glendon for the past 10 years. He has a strong interest in Origin of Language questions.