events and articles
2011 - 2012
Conference: Let's Talk About Contemporary Art
presented by Marie-France Beaudoin
March 5th and 6th, 3pm, Glendon Gallery
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The Glendon Gallery is holding a
Visual Arts Competition
open to all students of Glendon College!
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(not avaliable in English)
Le sens du monde à travers le Pop Art
Guillaume Clermont à la Galerie Glendon
Par Annick Chalifour pour L'express –
Semaine du 1 novembre au 6 novembre 2011
Warehouse de Guillaume Clermont (à droite) à la Galerie Glendon.
Photos: Janny Le.
La Galerie Glendon propose, jusqu’au 25
novembre, une installation composée de tissus fleuris, de boîtes en
carton pleines d’eau, de lambeaux de toiles déchirées et de fleurs de
plastique au milieu desquels trônent de multiples tableaux illustrant
des crânes à la mâchoire disloquée. L’installation intitulée Warehouse
(les Jardins) est une œuvre de Guillaume Clermont, artiste québécois de
la relève, qui pose un regard critique sur l’histoire de l’art en
matière de peinture.
«Depuis l’apparition des médias sociaux, Internet en tête, nous sommes
plus que jamais baignés dans un immense flot d’images. Ainsi submergés,
ne sommes-nous pas quotidiennement saturés d’images?», interroge
l’artiste.
Guillaume Clermont cite à propos de son œuvre: «Il est question de la
fin de l’art de la peinture, des nombreuses prophéties à son endroit qui
ont eu pour effet de l’isoler ou de la ramener à l’avant-scène à
travers les époques, provoquant de grands bouleversements dans notre
façon de la concevoir; il en va de même pour notre rapport à l’image.»
Établi à Montréal, Guillaume Clermont se consacre aux arts visuels
depuis six ans. Suite à ses études universitaires de 1er cycle en arts
visuels dont une année à l’École supérieure des beaux-arts de Marseille
en 2005-2006, il poursuit présentement une maîtrise en arts visuels et
médiatiques à l’UQÀM.
Le crâne
«Ma pratique a pris racine à Marseille», explique le jeune artiste. «Je
peins des crânes. En fait, je peins toujours le même crâne, encore et
encore.»
«Ce crâne à la mâchoire disloquée, que j’ai découvert au hasard en
feuilletant un livre d’histoire de l’art à Marseille, est l’œuvre de Jan
Gossaert, peintre flamand du XVIe siècle. Il est depuis devenu le
leitmotiv autour duquel s’articulent mes recherches plastiques.»
«Je peins des crânes parce que le crâne est un motif saturé de sens et
qu’aujourd’hui on le retrouve partout. En le démultipliant dans mes
œuvres, j’essaie de lui faire perdre son sens. Le crâne devient alors un
prétexte pour peindre.»
L’artiste chercherait donc à fuir le sens; cette fuite semblant restée
toujours vaine, une tentative vouée à l’échec. «Pourtant, ce n’est pas
tant sa réussite (du sens) qui m’importe que l’idée de tentative en
elle-même, peu importe son issue.»
«Mon travail est en soi une tentative de sauvetage. Il est en lui-même
une contradiction, une impasse. En fait, on pourrait parler d’un moment
improbable. Au final, une seule question m’intéresse: What remains?»
Entrepôt post-warholien
Warehouse (les Jardins) s’inspirant du décor enchanteur de la Galerie
Glendon, ancien manoir de style anglais doté d’un jardin et d’une
fontaine à la française, emprunte aux courants artistiques du Pop Art,
du minimalisme et de l’art conceptuel issus des années 1960 et 1970.
L’exposition hétéroclite suscite une pensée critique face aux diverses
interprétations de l’image et de son rapport à l’histoire
contemporaine. «Une recherche du sens de notre rapport au monde à
travers l’art, une réflexion sur le monde, sur le questionnement
identitaire», selon Clermont.
Son œuvre jardinière tant bohême que soignée, décrite comme «un
véritable entrepôt post-warholien», surprend et interpelle quant à la
gestion du trop-plein: où tracer la ligne entre ce que l’on veut/peut
conserver et abandonner?
Rappelons que feu Andy Warhol, un des innovateurs américains du Pop Art,
présentait l’art comme un simple produit à consommer, éphémère et
jetable. Une remise en question de la société de consommation que l’on
peut retrouver à travers la démarche artistique de Clermont.
Les œuvres de Guillaume Clermont ont été exposées à Montréal, Québec et
dans plusieurs villes européennes dont Varsovie, Marseille, Paris et
Moscou.
En 2008, il a effectué une résidence à Paris dans le cadre des
Résidences Croisées France/Québec. En septembre 2010, il participait à
un échange Nantes-Montréal avec l’association française MPVite.
Warehouse (les Jardins) est sa première exposition à Toronto. |
(not avaliable in English)
Les couleurs du Pérou à Glendon
Passions en mouvance
Par Annik Chalifour pour L'express – Semaine du 4 octobre au 10 octobre 2011

La peintre et écrivaine péruvienne, Borka Sattler, posant à côté de l’une de ses oeuvres, The chance of living, lors du vernissage de l’exposition Les couleurs du Pérou, mardi dernier 27 septembre, à la Galerie Glendon de l’Université York.
Deux artistes peintres péruviens de renommée internationale, Pedro Caballero Perez et Borka Sattler, marquent le lancement de la saison artistique 2011-2012 à la Galerie Glendon. Leur exposition de peinture en art contemporain intitulée Les couleurs du Pérou, sera présentée à la galerie du campus Glendon, jusqu’au 15 octobre. Une vingtaine d’oeuvres sélectionnées par la commissaire invitée Lilia Faulkner, chargée de projets d’art latino-américain basée à Ottawa, forme le corpus exclusif de cette exposition.
Le vernissage a eu lieu mardi 27 septembre, à la Galerie Glendon, en présence de l’artiste Borka Sattler, entourée du Consul général du Pérou nouvellement arrivé à Toronto, M. Aurelio Pinto-Bazurco Rittler, de Mme Faulkner ainsi que de nombreux membres de la communauté latino-américaine de Toronto et du Collège Glendon.
Borka Sattler
«Je peins pour illustrer les passions humaines», a confié Borka Sattler devant son œuvre préférée nommée The chance of living; une large toile où s’entremêlent tons chauds et froids, sans oublier les gris insondables.
Comme la vie remplie de nuances où les choses, les gens, les situations sont constamment en mouvance déclenchée par nos passions ouvertes et secrètes.
L’ensemble des oeuvres de Mme Sattler appartient au mouvement expressionniste: «L’art de l’émotion, de la tension provoquée par la conscience des forces qui entourent l’homme moderne», selon la peintre.
Les toiles de Borka Sattler, zébrées de rouge sang, turquoise tropical et d’orange flambloyant, «aspirent à déformer la réalité pour atteindre une grande intensité expressive.»
Après des études à l’Université catholique pontificale du Pérou, la carrière de Sattler s’est rapidement étendue à l’Amérique du Nord et à l’Europe.
Elle a donné des causeries dans plusieurs universités: Waterloo, Queens, Concordia, Ottawa, Toronto et Carleton. De plus, ses œuvres ont été exposées dans de multiples galeries d’art à New York, en France, en Italie, au Chili, en Allemagne et au Pérou.
Pedro Caballero Perez
Originaire de la ville de Cajabamba, au Pérou, Caballero a fait des études supérieures à la Escuela de Artes de Lima et par la suite perfectionne son art en France et en Espagne.
Ses peintures se fondent sur l’iconographie précolombienne, particulièrement celle des cultures Paracas et Chacay. Ses tableaux ont été exposés à la grandeur de l’Amérique, en Europe, ainsi que dans des pays d’Asie tels que la Chine et la Thaïlande.
On a dit de son œuvre qu’elle «représente le patrimoine culturel inca, riche en symboles, mystères et traditions, évoquant le monde de ses ancêtres».
La motivation de Caballero en tant que peintre, est fondée sur la culture Paracas, reconnue mondialement pour ses tissus d’où surgissent certaines valeurs de la culture de la Cordillère des Andes.
Les teintes et motifs choisis par le peintre nous réfèrent directement à l’art textile péruvien extraordinairement créatif. Ses peintures nous partagent l’héritage inca, ravivant le monde mystérieux de ses premiers arrivants.
«En cet artiste, le Pérou a trouvé un ambassadeur culturel convaincant et crédible pour construire des ponts entre les groupes et réconcilier les différences», selon Virginie Howard, critique d’art canadienne.
Paulina Derbez
Au cours du vernissage, l’assemblée a eu le plaisir d’entendre Four Visions, la plus récente composition de la violoniste mexicaine Paulina Derbez, membre de l’Ontario Philharmonic Orchestra.
Avec cette exposition, fidèle à son mandat de promotion culturelle et de l’apprentissage des trois langues des Amériques, la Galerie Glendon nous ouvre la porte à nouveau sur les merveilles du monde artistique latino-américain.
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