L’histoire environnementale est un domaine en plein essor au Canada et en l’espace de cinq mois, Colin Coates, professeur à Glendon (Études canadiennes), a ajouté deux ouvrages aux publications croissantes.

Professeur des Études canadiens Colin CoatesL’ouvrage Canadian Countercultures and the Environment a été publié en février ; c’est un recueil d’articles parus dans la collection NiCHE (Network in Canadian History & EnvironmentNouvelle initiative canadienne en histoire de l’environnement) aux presses de l’Université de Calgary.

Le livre aborde la période pendant laquelle de nombreux jeunes, partout au Canada, ont choisi d’adopter un style de vie allant à l’encontre de la culture dominante, se réinstallant parfois à la campagne, dans des petites communautés, et s’efforçant de vivre en dehors de l’économie dominante.

Si de tels choix sont encore perçus, en résumé, par la citation de Timothy Leary – « Turn On, Tune In, Drop Out » –, les membres de la contre-culture se sont en fait attaqués à des problèmes environnementaux de fond, tout en adoptant de nouvelles méthodes pour les résoudre.

L’ouvrage soutient que la contre-culture canadienne a popularisé de nouvelles approches en matière de recyclage, cyclisme, énergie renouvelable et sage-femmerie, et que ces Canadiens ont collaboré avec leurs voisins ruraux pour combattre la pollution. Ils ont utilisé le théâtre de rue et la désobéissance civile pour attirer l’attention du public sur leurs causes et nombreux sont les groupes ayant bénéficié de fonds du gouvernement fédéral aisément disponibles pour développer leurs projets.

La contre-culture a attiré l’attention sur des questions environnementales et les attitudes qui y sont liées sont largement acceptées de nos jours. Certains chapitres analysent de façon détaillée des expériences menées sur l’Île-du-Prince-Édouard, au Québec, en Ontario, en Colombie-Britannique et au Yukon.

Megan Davies, professeure à York (LA&PS, Santé et société) et le candidat doctorant Daniel Ross (Histoire) ont également contribué à plusieurs chapitres du livre.

Le deuxième volume, Moving Natures: Mobility and the Environment in Canadian History, a pris naissance lors d’un atelier au Collège universitaire Glendon. Cet ouvrage a été publié dans la même collection en juin.

D’autres chapitres du livre abordent les rapports existant entre les modes de mobilité (bateaux à voile, voies ferrées, bateaux à vapeur, canoës, métro, automobiles et marche) et les expériences du monde naturel.

Les choix de mobilité impliquaient souvent des reconstructions majeures de l’environnement, telles que la drague du fleuve Saint-Laurent afin de construire un bras de mer ou le déplacement de tonnes de sols pour construire le métro de Toronto.

Ce recueil de textes met en évidence l’importance des conditions saisonnières pour faciliter ou au contraire empêcher le déplacement des populations et des biens à travers le paysage canadien. Les concepts de mobilité fournissent une nouvelle manière de traiter des particularités d’adaptations canadiennes aux conditions environnementales.

Coates a coédité l’ouvrage avec l’ancien élève doctorant en Histoire de York, Jay Young, et Ben Bradley, un chercheur en études postdoctorales au département d’Histoire de l’Université d’Alberta. Aux côtés de Young, trois autres doctorants récemment diplômés de York ont apporté le fruit de leurs recherches (Thomas Peace, Jim Clifford et Andrew Watson).

Les presses de l’Université de Calgary offrent des PDF gratuits des deux livres sur leur site Web : http://press.ucalgary.ca.