Apparaissant à intervalles réguliers dans YFile, « Ouvre ton esprit » est une série d’articles qui offrent un aperçu des différentes façons dont les professeurs, les chercheurs et les étudiants des cycles supérieurs de l’Université York se font les champions de nouvelles façons de penser dans leur recherche et leur enseignement. Grâce à l’approche intégrée de l’Université York qui combine enseignement et recherche, les étudiants du premier cycle et des cycles supérieurs, ainsi que des stagiaires postdoctoraux, profitent du mentorat actif de chercheurs de renommée mondiale, de l’accès à une infrastructure de recherche de pointe et d’un environnement passionnant et enrichissant qui favorise la poursuite de l’apprentissage. Leur approche, fondée sur un désir de viser l’inattendu, trace une voie nouvelle pour les générations à venir.

Aujourd’hui, les feux sont sur Christina Clark-Kazak, directrice par intérim du Centre d’études sur les réfugiés (Centre for Refugee Studies) et vice-principale à la recherche et aux études supérieures de Glendon.

Christina Clark-Kazak

Christina Clark-Kazak

Q. Décrivez s’il vous plaît votre recherche actuelle sur les réfugiés.

R. Ma recherche se concentre sur trois domaines: l’intégration de la dimension de l’âge dans la politique et les programmes sur les réfugiés; la relation d’interdépendance entre le développement international et la migration forcée; et le développement de méthodologies interdisciplinaires pour la recherche sur la migration forcée, avec un accent particulier sur l’éthique.

Q. Qu’est-ce qui vous a inspiré à poursuivre cette voie de recherche? Qu’est-ce qui a suscité votre intérêt pour cette ligne d’enquête?

R. Avant de prendre un poste d’universitaire à temps plein, j’ai travaillé pendant huit ans dans le développement international au gouvernement canadien. J’étais responsable de l’élaboration des politiques et des programmes de protection des enfants en Afrique occidentale et centrale et j’avais été affecté à l’ambassade du Canada à Kinshasa, en République démocratique du Congo, en tant que chef intérimaire de l’aide.

Quand je rencontrais des enfants dans des situations de migration forcée sur le terrain, j’étais frappé par le décalage entre leurs expériences en tant qu’acteurs importants et l’approche qui prévalait relativement aux enfants réfugiés perçus comme victimes sans défense ayant besoin de protection. Je sentais que notre politique et nos programmes pour les enfants ne reposaient pas sur une réelle compréhension de leurs expériences vécues. J’ai voulu prendre un recul par rapport au travail de développement international en recueillant des données empiriques sur des enfants et des jeunes en situation de migration forcée et réfléchir plus profondément sur les réponses appropriées. Cela m’a amené à poursuivre mon travail de doctorat en explorant l’engagement politique des jeunes Congolais dans le camp de réfugiés de Kyaka II et à Kampala, en Ouganda. Après avoir terminé mon doctorat, je suis d’abord retourné au gouvernement canadien, mais la créativité du processus de recherche m’a manqué et j’ai donc décidé de changer de carrière.

Q. Comment décririez-vous l’importance de votre recherche en termes simples, en particulier compte tenu des circonstances en Syrie et en Afrique?

R. À travers une analyse de l’âge social, mes recherches visent à comprendre les expériences différenciées de migration forcée basées sur l’âge en relation avec les autres axes de «différence», y compris le genre, la sexualité, les capacités [physiques et intellectuelles], la race et la religion. Tout d’abord, je considère les changements démographiques provoqués par la migration. Par exemple, dans la population réfugiée syrienne, il ne reste que la moitié des gens âgés de plus de 60 ans comparativement à avant le conflit. Où sont ces Syriens manquants plus âgés? Quelles sont les implications de cette absence pour les relations intergénérationnelles et la reproduction sociale auprès des réfugiés syriens? Deuxièmement, j’analyse la façon dont le développement biologique peut être influencé par des contextes de migration forcée. Par exemple, dans les premiers stades de la vie, certains besoins nutritionnels particuliers sont importants pour le développement. Cependant, dans de nombreux contextes de migration, ces besoins ne sont pas comblés, avec pour résultat un impact négatif sur le développement biologique. Troisièmement, je suis également intéressé par la façon dont les significations sociales de l’âge changent en raison de la migration. Par exemple, dans les communautés congolaises dans lesquelles j’ai travaillé, une personne n’est pas considérée comme un adulte avant qu’il ne soit marié (pour les hommes) et n’ait ses propres enfants (pour les femmes). Cependant, en raison de l’incertitude du contexte des réfugiés en Ouganda, beaucoup de jeunes Congolais ne sont pas en mesure de poursuivre des études ou d’obtenir un emploi stable. Cet état retarde le mariage et l’accouchement, ce qui en retour prolonge la jeunesse. En réponse à cette situation, certains jeunes ont commencé à quitter avant le mariage les structures familiales intergénérationnelles, ce qui était auparavant inacceptable socialement dans la République démocratique du Congo. Enfin, j’analyse des relations intergénérationnelles dans des contextes de migration. Par exemple, les jeunes réfugiés apprennent souvent la langue du pays d’accueil plus rapidement que leurs parents. Ils deviennent ainsi des interprètes pour leurs familles et adoptent progressivement des rôles d’intermédiaires ou de porte-paroles. Cette situation remet en question les hiérarchies entre les générations au sein des familles et, dans certains cas, provoque des changements dans les normes relatives à l’âge.

Q. Comment abordez-vous ce domaine d’une manière différente, inattendue ou inhabituelle?

R. La plupart des réponses aux réfugiés – tant au Canada qu’à l’étranger – sont basées sur des catégories d’âge chronologiques fixes, lesquelles agissent comme une approximation imparfaite du développement biologique. D’un point de vue conceptuel, ma recherche démontre la nécessité de compléter cette conception dominante de l’âge chronologique par une compréhension plus globale de ce que j’appelle l’âge social, à savoir la compréhension et les significations contextuellement spécifiques attachées à différentes étapes du cycle de vie, ainsi que les relations de pouvoir entre les générations. Dans mon analyse, je tente de séparer les processus biologiques du vieillissement des marqueurs sociaux et des attentes fondées sur l’âge. Il s’agit d’un changement conceptuel semblable à la distinction entre sexe et genre. D’un point de vue empirique, mes recherches démontrent que la plupart des hypothèses concernant les catégories d’âge ne sont pas réellement supportées par les données. Par exemple, les enfants sont souvent classés comme personnes à charge, mais dans de nombreux cas, d’autres membres de la famille dépendent des enfants pour assurer les rôles de « reproduction » dans la famille (soigner les frères et sœurs, aller chercher l’eau, etc.) et le travail à l’extérieur de la maison. De même, on suppose souvent que les réfugiés plus âgés représentent un fardeau sur les services sociaux, mais la recherche démontre qu’ils sont essentiels aux relations sociales, en particulier dans les cultures qui vénèrent les ancêtres, mais ils apportent également des contributions économiques importantes à leurs familles et à leurs communautés par le biais de la garde d’enfants et du travail rémunéré. Nous ne pouvons pas répondre adéquatement aux situations de réfugiés sans tenir compte de la complexité du vieillissement et les relations intergénérationnelles.

Christina Clark-Kazak during a field work experience at the Kyaka II refugee camp in Uganda

Christina Clark-Kazak sur le terrain au camp de réfugiés de Kyaka II en Ouganda

Q. Comment votre approche contribue-t-elle à votre champ d’études?

R. En tant qu’ancienne praticienne et universitaire, je cherche non seulement à théoriser les questions de l’âge, mais aussi à proposer des outils pratiques et des exemples afin de modifier les politiques et les programmes comportant un parti pris envers l’âge. Par exemple, je suis à développer un document de politique pour le Gouvernement canadien sur la façon dont on peut intégrer les questions d’âge dans les programmes de migration. Ce travail est basé sur mon concept d’âge social, ainsi que sur une analyse détaillée de la Loi canadienne sur l’immigration et la protection des réfugiés et de ses règlements en prenant en compte la question de l’âge. Je cherche à politiser le concept d’âge en problématisant la discrimination omniprésente selon l’âge et en le présentant comme une question d’équité. Je puise dans la théorie féministe et postcoloniale et cherche à démontrer que l’âgisme est une question de justice sociale au même titre que le sexisme et le racisme.

Q. Quels sont les résultats qui vous ont surpris et emballé?

R. Mon travail avec les jeunes Congolais vivant sans parents dans le camp de réfugiés de Kyaka II et à Kampala a montré que ces «mineurs non accompagnés» (c’est le terme juridique utilisé pour décrire les réfugiés âgés de moins de 18 ans sans un parent ou un tuteur) sont les plus actifs politiquement dans la prise de décision communautaire et que, dans certains cas, ils mettent en place leurs propres organisations clandestines en violation de la loi ougandaise. Cette observation contredit toute mon expérience antérieure en développement et mes notions de bon sens selon lesquelles les jeunes sans parents sont en soi les plus défavorisés. Après neuf mois de recherches ethnographiques avec les jeunes réfugiés vivant seuls, j’en suis venu à comprendre que, bien qu’ils soient confrontés à de nombreux obstacles structurels, ils ont aussi plus de temps libre et plus de contrôle sur la prise de décision quotidienne que leurs pairs accompagnés, ainsi qu’un meilleur accès aux ressources, aux programmes et aux décideurs désignés pour  les « mineurs non accompagnés ». Ils exploitent ces ressources financières, temporelles et humaines par de meilleurs accès à la prise de décision au niveau des ménages et des communautés. Cette recherche montre les limites des catégories statiques d’âge chronologique et l’importance de comprendre les opportunités contextuelles et relationnelles, de même que les défis et les vulnérabilités.

Q. Chaque chercheur, débutant ou expérimenté, rencontre des obstacles et des défis au cours du processus d’enquête. Pouvez-vous présenter certains de ces défis et la façon dont  vous les avez surmontés?

R. La plupart de mes défis ont été liés à l’éthique, ce qui explique pourquoi j’en ai fait un objet de recherche. Les dilemmes éthiques dans la recherche sur la migration forcée se révèlent à la nécessité d’une approche méthodologiquement solide lorsqu’on se trouve en contexte de grande privation et d’indigence, ainsi que par les défis d’une recherche dont les sujets peuvent être sans papiers ou en conflit avec les lois sur la migration. Je vous donne un exemple: quand je poursuivais ma recherche avec les jeunes réfugiés de Kampala (lesquels n’avaient pas l’autorisation légale de vivre à l’extérieur des camps de réfugiés), un de mes répondants a décrit une situation de violence sexuelle à la maison où elle vivait. Dans cette situation, est-ce que le principe éthique de «ne pas nuire» devient un impératif éthique pour prévenir le mal qui pourrait être en train de se produire, et ce, indépendamment de la recherche? Je crois que oui, mais je reconnais aussi la nécessité de réponses stables et réfléchies qui ne confondent pas la recherche avec les programmes de développement. Dans cette situation, j’ai fait appel à des relations avec les membres et les organisations communautaires pour appuyer cette jeune femme dans son choix de solutions face aux risques qu’elle devait affronter.

Q. Comment cette recherche a-t-elle ouvert votre esprit à de nouvelles possibilités ou de nouvelles orientations?

R. Après avoir travaillé avec toute la gamme d’âges, j’ai commencé à penser à la façon de politiser l’âge et en faire une question d’équité. Souvent, les catégories d’âge sont abordées en termes de programmes d’aide fondés sur certains besoins (par exemple, les mineurs non accompagnés dans le camp de réfugiés de Kyaka II reçoivent une aide matérielle supplémentaire). Cependant, cette approche est restrictive et ne touche pas aux structures de pouvoir inégales sous-jacentes aux problèmes de protection. Dans mon nouveau travail sur la discrimination par l’âge dans les politiques migratoires au Canada, aux États-Unis, en Royaume-Uni et en Australie, je me suis mis au défi de réfléchir davantage sur les dimensions philosophiques, éthiques et pratiques de la discrimination – positive et négative; directe et indirecte. Cette voie a ouvert de nouvelles pistes de réflexion et des partenariats avec des médecins, des psychologues, des philosophes et des avocats.

Q. Votre recherche comporte-t-elle des aspects interdisciplinaires? Si oui, quels sont-ils?

R. Tel que mentionné ci-dessus, les questions d’âge sont interdisciplinaires dans la mesure où ils incorporent la médecine, la psychologie, l’anthropologie, la sociologie et le droit. Aussi, la migration et le développement sont foncièrement complexes et nécessitent ainsi des perspectives interdisciplinaires. Tous mes diplômes – y compris mon doctorat en études du développement international – sont interdisciplinaires. Bien que ce choix crée des opportunités pour des échanges entre les disciplines, il pose aussi des défis dans des contextes académiques qui sont encore principalement organisés par disciplines. Je suis parfois accusé (à juste titre!) non seulement de ne pas avoir une discipline, mais aussi de ne pas avoir de discipline de façon plus générale – à savoir  de rigueur théorique ou méthodologique – et je fais ainsi face à des difficultés dans la présentation de mes recherches aux comités d’évaluation disciplinaires et aux organismes de financement.

Q. Avez-vous déjà envisagé d’autres domaines de recherche?

R. Pas nécessairement d’autres domaines de recherche, mais certainement d’autres plans de carrière. Au cours de mes études de premier cycle, j’avais l’intention de devenir enseignante, mais après avoir fait du bénévolat avec les demandeurs d’asile au Canada, j’ai songé à devenir avocate. Ma position actuelle me permet d’enseigner à un niveau universitaire et d’analyser le droit et la politique de l’immigration, mais d’un point de vue interdisciplinaire. Je me sens donc privilégiée de pouvoir combiner mes intérêts de cette façon.

Q. Est-ce que vous enseignez des cours cette année? Si oui, quels sont-ils? Intégrez-vous votre expérience de recherche dans votre pratique d’enseignement?

R. En raison de mes fonctions de directrice par intérim du Centre d’études sur les réfugiés (CRS) et de vice-principale à la recherche et aux études supérieures de Glendon, j’ai malheureusement peu de temps à consacrer à l’enseignement. Cette année, je suis responsable du cours de stage professionnel en études internationales, lequel offre aux étudiants la possibilité d’appliquer leurs connaissances théoriques des questions internationales au sein d’organisations aussi diverses que le Gouvernement du Canada, les organisations non gouvernementales et l’Organisation des Nations unies. Je codirige également le cours annuel de perfectionnement professionnel du CRS sur la question des réfugiés et de la migration forcée. Il s’agit d’une occasion de formation pour les universitaires, les praticiens et les décideurs politiques qui travaillent avec les populations déplacées. Cette année, nous avons eu plus de 50 participants de partout au Canada et au monde (États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Afrique du Sud,  pour ne citer que quelques exemples) qui travaillent au sein de gouvernements, d’organismes d’établissement, de l’Organisation des Nations unies, d’universités et de centres de recherche. Nous accueillons une gamme de conférenciers qui se penchent sur des sujets allant du déplacement environnemental aux processus juridiques de détermination de statut, en passant par des questions de santé et de représentations médiatiques des réfugiés. Par exemple, la professeure de droit de Harvard, Jacqueline Bhabha, a donné une conférence publique sur la migration d’enfants en détresse; l’activiste des questions de réfugiés Paula Gomez a partagé son travail de programmes d’art; et la conseillère spéciale sur la question du relogement syrien, Deborah Tunis, a discuté de la réponse du Canada au déplacement syrien. J’ai participé au cours en 2000 alors que j’étais encore une praticienne avec le gouvernement canadien et j’ai dirigé le cours ou y ai donné des conférences chaque année sauf une (même pendant les congés parentaux et sabbatiques!) depuis mon arrivée à York en 2009. Compte tenu de la diversité des participants et des conférenciers, de l’interactivité du cours et de la nature dynamique du sujet et du domaine d’études, j’y apprends toujours quelque chose de nouveau, chaque année. Le cours présente clairement le leadership de York dans la question des réfugiés.

Q. Votre travail est axé sur les réfugiées. Comment apportez-vous votre expérience avec ces populations et les circonstances particulières qu’ils rencontrent en salle de classe?

R. Je donne normalement le cours d’«Introduction à la recherche » pour mon département. Bien que les étudiants choisissent leur propre sujet de recherche et que nous discutions leurs idées en atelier, j’intègre toujours des exemples et des conférenciers se rapportant à mon propre travail sur les réfugiés en contexte de développement. Dans mon cours « Politiques mondiales de développement international », je suis en mesure de puiser à la fois dans mon expérience pratique et dans mes recherches avec les réfugiés. J’ai donné un cours de deuxième et troisième cycle sur la migration, ce qui nous a permis de plonger dans une foule de questions spécifiques pour le Canada et l’étranger. J’implique aussi des étudiants dans tous mes projets de recherche en tant que membres actifs de l’équipe de recherche. Par exemple, au cours de sa première année dans le programme de premier cycle en études internationales  de Glendon, Emily Leahy a participé au projet CRSH de « conteurs » basé sur son travail avec moi sur l’analyse sociale de l’âge de la loi canadienne sur la migration.

Q. Quels livres, enregistrements ou films ont influencé votre vie?

R. Mon travail a été inspiré par les écrits de nombreuses personnes, y compris mon directeur de thèse Jo Boyden, un chef de file dans les études de l’enfance; le travail de Liisa Malkki sur les représentations des réfugiés; et le concept de Chantal Mouffe sur les multiples positions du sujet.

Q. Qu’est-ce que vous lisez  ou regardez en ce moment?

R. Pour le travail, je suis à relire un volume édité important sur l’âge comme enjeu d’égalité par Sandra Fredman et Sara Spencer. Je n’ai pas le temps de lire pour le plaisir, sauf avec mes enfants – l’heure de lecture au lit à la fin de la journée est l’un de nos moments préférés. Mon fils de quatre ans est épris en ce moment des Berenstain Bears et de Franklin. Ma fille de sept ans adore les romans d’aventures et les romans policiers. Nous avons terminé la série Famous Five et Adventure d’Enid Blyton et sommes maintenant à mi-chemin dans la série Hardy Boys. Je suis heureuse de dire que, sans intervention, elle a remarqué le manque de protagonistes féminins dans les Hardy Boys et a décidé d’écrire sa propre série, intitulée The Mystery Girls.

Q. Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui envisagent de poursuivre un diplôme d’études supérieures ou de se lancer dans un projet de recherche pour la première fois?

R. Choisissez un sujet qui vous passionne. La recherche est un travail difficile et il y a toujours des défis inattendus. Ce qui me soutient durant ces moments où il est facile de mettre en doute l’importance de la recherche, c’est la conviction sous-jacente de l’importance des questions posées – que ce soit sur le plan conceptuel, empirique, méthodologique ou pratique. Certains étudiants choisissent des sujets de travail de façon stratégique, c’est-à-dire en fonction de ce qu’ils pensent être populaires sur un marché du travail certes difficile. Cependant, la recherche devient rapidement écrasante et, dans la mesure où nous passons tant de temps et d’énergie à réfléchir sur les questions de recherche, celles-ci doivent nous apporter une certaine joie.

Q. Si vous pouviez dîner avec qui que ce soit, mort ou vivant, qui choisiriez-vous et pourquoi?

R. Mes parents. (OK, ce sont deux personnes, mais ils sont inséparables!) Je n’ai pas vécu dans la même ville que mes parents depuis l’âge de 17 ans et, en tant que troisième de cinq filles, j’ai très rarement (voire jamais) l’occasion de dîner avec eux sans interruption. Ils sont gentils, pleins d’esprit, réfléchis, intelligents, créatifs et aventureux, et ils ont inspiré des milliers de jeunes dans leur vie et leur travail à travers la Sail and Life Training Society. J’ai encore tellement à apprendre d’eux.

Q. Que faites-vous pour le plaisir?

R. Préparer et animer des fêtes; faire des promenades; chanter; et amener mes enfants à la plage. Malgré que j’aie passé mon enfance sur des bateaux, je n’ai malheureusement plus la chance de naviguer.

Article de yFile.