À Glendon, les chercheurs abordent de façon novatrice les enjeux sociaux pertinents et essaient de mieux comprendre leur impact sur la société contemporaine. Dans le contexte de la pandémie de la COVID-19, les travaux des chercheurs de Glendon alimentent la réflexion sur les implications sociopolitiques de ces événements historiques.

Gabriel Levine, professeur adjoint contractuel d’études d’art dramatique à Glendon, est un artiste et un intellectuel. Son nouveau livre Art and Tradition in a Time of Uprisings explore ce qu’il appelle « expériences expérimenter avec la tradition » dans les arts visuels et les arts du spectacle. Le livre de Levine examine les pratiques vernaculaires collectives — les modes participatives de faire, de créer et de penser — pour comprendre comment ils s’engagent et résistent aux traditions héréditaires pour réclamer et rétablir l’art et la société.

Le lancement virtuel de l’ouvrage de Levine Art and Tradition in a Time of Uprisings a eu lieu le 21 mai. Il a été présenté par le campus Glendon de l’Université York et parrainé par le Centre de recherche sur les contacts linguistiques et culturels, le Département d’études multidisciplinaires, le Conseil des affaires autochtones de Glendon, le caucus sur l’équité raciale à Glendon, le Centre Robarts d’études canadiennes et le Programme d’études supérieures en théâtre et performance.

L’événement célébrait plus d’une décennie d’engagement de Levine dans la recherche et la participation aux pratiques vernaculaires collectives de résistance sociale.

Rassemblant plus de 90 participants du monde entier, le lancement virtuel du livre de Levine a permis, grâce à des forums de discussion permanents et à un usage novateur de la technologie pour monter des spectacles, de promouvoir un dialogue public efficace.

De la performance visuelle d’Annie Katsura Rollins à la performance vocale de Cheryl L’Hirondelle, artiste interdisciplinaire, chanteuse et compositrice, le lancement virtuel du livre de Levine a été une célébration de l’art sous toutes ses formes.

En effet, les performances présentées font écho à la passion que Levine porte à l’étude et à l’engagement de différents modes de production artistique dans son livre Art and Tradition in a Time of Uprisings et au-delà.

Les trois principaux axes de travail de Levine témoignent de son intérêt pour explorer différents modes d’expérimentation artistique : la Purim Extravaganza annuelle, qui rassemble des New-Yorkais queer, gauchistes et yiddishistes dans une réappropriation du festival juif du printemps; le groupe collectif de DJ autochtones « A Tribe Called Red », établi à Ottawa, qui combine tambours et chants de pow-wow à de la musique de danse électronique; et le regain des pratiques de fermentation à domicile sous des angles microbiologique, philosophique, esthétique et politique.

Depuis plus de 10 ans, l’auteur s’intéresse à l’étude des formes d’art expérimentales et participatives comme méthodes de résistance et de récupération des forces sociales d’oppression.

Quand il était un militant et artiste examinant et participant aux actes collectifs de résistance sociale, Levine a d’abord été frappé par la naissance de mouvements sociaux comme « Occupy Wall Street » et « Idle No More » — des époques que Levine décrit comme « des moments de difficulté et de danger ».

Aujourd’hui, le sentiment de témoigner et de participer à un moment social de peine et de péril n’est que trop familier. Dans le contexte de la crise sanitaire COVID-19, le lancement virtuel de Art and Tradition in a Time of Uprisings écrit par Levine a permis aux participants et aux spécialistes du domaine de participer à un discours riche sur la signification de ce moment présent dans le cadre de la participation à des pratiques vernaculaires collectives.

Grâce à un échange réfléchi entre Levine et L’Hirondelle, les deux artistes ont pu tirer ensemble les enseignements des recherches de Levine pour remettre en question le rôle de l’art et de la performance pendant la pandémie. Au cours de leur discussion, Levine et L’Hirondelle ont mis l’accent sur l’importance de modifier les formes d’art traditionnelles en utilisant les ressources disponibles pour lutter contre les restrictions imposées à la création pendant la pandémie.

En fait, L’Hirondelle nomme l’ouvrage Art and Tradition in a Time of Uprisings, un outil pour aider les praticiens à transformer et à changer les pratiques artistiques tout en respectant la tradition. L’Hirondelle déclare : « Le livre [de Levine] est comme un manuel sur la façon de procéder à l’avenir. Il l’est vraiment. En pratique, nous pourrions y ajouter une note [là-dessus] et dire : “L’art en temps de pandémie” ou de “bouleversement” ».

Même si l’avenir des événements artistiques reste incertain, Elaine Coburn, professeure agrégée et animatrice de l’événement, félicite Levine pour son refus « de voir les débris et même la dévastation comme une fin ». Coburn admire l’écrivain pour son « optimisme tenace fondé sur la pratique et pour insister sur le fait que même dans les ruines, il y a de nouveaux terrains pour des jeux imaginatifs et généreux ».

Au moyen du lancement virtuel de l’ouvrage du Dr Gabriel Levine, Art and Tradition in a Time of Uprisings, un espace collectif de célébration et d’expérimentation a été, et continue d’être, mis à la disposition des membres de la communauté pour réfléchir aux liens entre les recherches de Levine et les questions d’actualité sociale.

Afin de participer aux discussions en cours avec les artistes et les praticiens du domaine, les commentaires sur l’enregistrement vidéo du lancement de Levine continuent d’être les bienvenus ici.

Le Bureau de la recherche et de l’innovation de Glendon se réjouit d’organiser et d’accueillir d’autres événements aussi stimulants.