Série de conférences de l’École de traduction à Glendon 

Kalin Stacey présente: Translating Nutshimit 

 

La traduction littéraire traite inévitablement de culture et de différence. Ce dialogue interculturel est tout sauf facile, surtout lorsqu’il y a un écart de pouvoir entre les deux langues et cultures. Traduire l’oeuvre d’auteurs autochtones soulève nécessairement des questions : Quels sont les défis dans un contexte colonial tel que le Canada? Même si les deux langues sont le français et l’anglais, quel est l’effet sur le processus traductionnel lorsque l’auteure et la communauté dont elle parle occupent une position sociale marginalisée? Et comment l’expérience vécue d’un traducteur appartenant à la culture colonisatrice influe-t-elle sur sa traduction? Cette communication porte sur la traduction de l’oeuvre Shuni, par l’auteure innue Naomi Fontaine et vise à soulever des questions plutôt qu’à proposer des réponses. 

Publié en 2019, Shuni est une lettre écrite à une amie blanche, Julie, que l’auteure a perdu de vue. Mélange d’essai et de mémoire, l’oeuvre décrit la vie quotidienne dans une Première Nation sur le territoire québécois, mais l’auteure s’adresse en même temps à un public québécois et canadien dans le but de combler l’écart marqué par l’ignorance et le racisme qui caractérise encore aujourd’hui les rapports entre Autochtones et colonisateurs sur l’Ïle de la Tortue. 

La communication sera présentée en anglais le 11 novembre 2020, 16 h 00, sur Zoom.

Il est facile de s’inscrire – il suffit d’envoyer un courriel à translation@glendon.yorku.ca et nous vous enverrons le lien Zoom. Veuillez indiquer « Conférence du 11 novembre » dans le champ objet.