Dans une salle comble, suivant les mots de bienvenue du Directeur du programme de maîtrise en affaires publiques et internationales Francis Garon, du Président de CIC Toronto Fraser Mann et du Président de l’Université York Mamdouh Shoukri, les quatre panélistes ont pris la parole et répondu aux questions du public sous la direction de la médiatrice Annie Demirjian, Directrice de l’École d’Affaires publiques et internationales de Glendon.  M. Juan Alsace, Consul général des État-Unis à Toronto, a parlé des liens très forts unissant le Canada et les États-Unis (notamment nos valeurs communes que sont le pluralisme, la démocratie, le respect de l’État de droit et la liberté), assurant que les « deux pays partagent la plus importante relation d’échange économique au monde », une relation qui ne risque pas de disparaitre complètement sous la nouvelle administration.

Mme. Joan Ablett a mentionné de son côté la récente marche mondiale des femmes et les protestions contre les propos sexistes de Trump, pour ensuite parler du mode de scrutin et de la haute présence de la technologie durant la campagne présidentielle, à défaut de quoi elle mentionne qu’ « il faut choisir ses batailles : s’indigner de ce que fait le Président Trump tous les jours est épuisant ». M. Ron Pruessen a énoncé l’arrivée de Trump à la Maison Blanche comme « un cataclysme » et les États-Unis, « plus dysfonctionnels que jamais », mais précise que ce n’est pas la première fois dans leur histoire et qu’il faut « délaisser le Twitter de M. Trump pour s’intéresser à ses électeurs ».

M. Miloud Chennoufi a répété à maintes reprises « l’importance de garder un esprit critique même dans les moments agités et qu’il faut se préparer à tout, à rien, bref, être à l’affût de l’imprévisibilité du Président Trump », insistant sur l’importance d’avoir une curiosité intellectuelle sur le Moyen-Orient avant de s’impliquer dans le conflit.  Conférence très instructive, nos panelistes nous ont certainement outillé pour les prochains mois à venir chez nos voisins du Sud.

 

Par : Claire Bigand, Présidente de l’Association des étudiants en affaires publiques et internationales.